Crise politique à Formentera

 

Córdoba accuse deux de ses vice-présidents et demande leur démission

Formentera, 12 décembre 2023

Le président du Consell de Formentera, Llorenç Córdoba, est sorti hier sur la place de la Constitution de Sant Francesc vers 18h00 après une réunion avec les 16 conseillers de l’institution, tant ceux qui font partie de l’équipe au pouvoir que ceux de l’opposition, pour réfuter les accusations de Sa Unió, une coalition formée par le PP et Comprís, et dont Córdoba était le candidat lors des dernières élections.
Le président actuel a réaffirmé sa décision de ne pas démissionner malgré les demandes de son propre équipe, et a également accusé directement le vice-président troisième, José Manuel Alcaraz, et Verónica Castelló, vice-présidente première, tous deux du PP, d’orchestrer un plan pour le destituer et tenter un « assaut au pouvoir ».

Malgré la situation compliquée, Córdoba a affirmé avoir présenté des preuves devant les 16 conseillers pour étayer son innocence.

Córdoba a souligné son engagement envers le programme de Sa Unió et a évoqué la possibilité d’un blocage institutionnel s’il cède aux prétentions du parti qu’il représente. Il a souligné l’importance de la stabilité et a exprimé sa gratitude envers l’opposition pour sa qualité humaine et sa loyauté institutionnelle.
En ce qui concerne l’approbation du budget du Consell de Formentera pour 2024, Córdoba a indiqué que son approbation dépendra de la stabilité institutionnelle et de la résolution de la crise actuelle.

Déclarations des consellers

Suite à la réunion convoquée par le président, les membres de Sa Unió ont révélé que Córdoba avait donné une heure à deux de ses vice-présidents, José Manuel Alcaraz et Verónica Castelló, tous deux du PP, pour présenter leur démission, les accusant de tenter un « assaut au pouvoir ». S’ils ne démissionnaient pas, Córdoba a menacé de les destituer.
Le porte-parole de Sa Unió, Óscar Portas, a qualifié la situation d’irresponsable et n’a pas exclu la possibilité de présenter une motion de censure.

Pour leur part, la porte-parole de Gent per Formentera (GxF), Alejandra Ferrer, et le porte-parole du PSOE, Rafael Ramírez, ont déclaré avoir besoin de temps pour analyser les explications de Córdoba. Ferrer a souligné la complexité de la situation et le manque de preuves pour les accusations. Quant à la démission ou à la continuité de Córdoba, ils ont déclaré que c’était une décision personnelle qu’il devait expliquer en personne aux médias.
Rafael Ramírez, pour sa part, a précisé qu’il n’avait pas été demandé le soutien des forces de gauche pour approuver le budget et a affirmé que Córdoba avait simplement relaté les faits sans fournir de preuves.

La crise institutionnelle que traverse le Consell de Formentera est loin d’être résolue, et le manque d’un gouvernement stable pourrait affecter de nombreux aspects de la gestion de l’île. De l’approbation du budget pour 2024 à la décision sur les concessions des kiosques de plage pour l’année 2024.

Nous verrons comment la situation évolue, ce qui, sans aucun doute, suscite une grande inquiétude parmi les citoyens de Formentera.

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